Peigne du Vent

CHILLIDA JUANTEGUI, Eduardo (San Sebastián 1924 – 2002)

Œuvre formée de trois pièces indépendantes formant un ensemble. Chaque pièce émerge d'un rocher.

  • Auteur: CHILLIDA JUANTEGUI, Eduardo (San Sebastián 1924 – 2002)
  • Matériau: Acier Corten
  • Dimensions: 215 x 177 x 185 cm (chaque sculpture)
  • Signé: Indécelable
  • Daté: Indécelable
  • Époque: 1977
  • Localisation: Antiguo (Paseo de Eduardo Chillida)

 Guidez-moi

Don de l'auteur à la ville; la municipalité finança les frais d'érection de l'œuvre et d'urbanisation de la zone. "Au mois de septembre, Chillida termina l'installation et apporta les derniers détails à la sculpture 'Le Peigne du Vent' qu'il donna à la ville de San Sebastián. Le lieu choisi pour l'emplacement est l'un des plus beaux de la ville, les rochers de la pointe du Paseo del Tenis, précédés d'une grande esplanade en pierre, construite par l'architecte Peña Ganchegui et conçue 'comme un lieu de réunion et de rencontre, comme un espace pour la vie en commun des citoyens.' L'œuvre est formée de trois pièces similaires de plus de 10 tonnes chacune et son disposées sur différentes roches, formant entre elles un espace triangulaire. Nous avons là une sculpture monumentale qui résume des années de travail...". ÁLVAREZ MARTÍNEZ, Mª S.: Escultores contemporáneos de Guipúzcoa, 1930-1980: medio siglo de una escuela vasca de escultura. Donostia-San Sebastián Caja de Ahorros Provincial de Gipuzkoa, 1983, p.298. "On compte sept études du 'Peigne du Vent', réalisées entre 1974 et 1978. Toutes se caractérisent par leur grande ressemblance avec des 'Stèles..." "Parmi ces esquisses, Chillida choisit l' 'Étude pour le Peigne du Vent V', de 1976, pour l'installer à une échelle monumentale et en trois exemplaires, sur le Paseo del Tenis de San Sebastián. Ici, il omet le socle et pose la triple pièce directement sur les rochers, marquant les arêtes d'un triangle irrégulier. Chaque pièce est formée de quatre grosses barres d'acier de section carrée qui émergent d'un tronc commun ancré dans la roche. L'une des barres trace une courbe pour revenir à la roche, traçant une trajectoire parallèle à celle du tronc commun. Les trois autres s'incurvent comme des crochets et emprisonnent l'espace à l'intérieur. Ces pièces, formées à la fois de l'acier qui les compose et de l'espace occupé et intérieur, participent aussi à l'espace ouvert, l'espace environnant, dans lequel elles créent une atmosphère capable d'accueillir l'homme et de resserrer son lien avec la nature. Ce à quoi contribue aussi la place conçue par l'architecte Peña Ganchegui, en complément de cette sculpture." ".. Chillida utilise dans cette pièce un acier spécial qui après une première oxydation de la surface, demeure inaltérable à l'action de l'eau et du sel, puisque la propre couche d'oxyde la protège et empêche l'évolution du processus de détérioration". ÁLVAREZ MARTÍNEZ, Mª S.: Escultores contemporáneos de Guipúzcoa, 1930-1980: medio siglo de una escuela vasca de escultura. Donostia-San Sebastián Caja de Ahorros Provincial de Gipuzkoa, 1983, p. 369. La municipalité approuve dans sa plénière du 25 septembre 2002 la nouvelle dénomination du Paseo après le décès d'Eduardo Chillida au mois d'août de la même année, qui prend alors le nom de "Paseo de Eduardo Chillida".